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L'Homme qui plantait des arbres

Mis à jour : 20 sept 2019

Connaissez-vous cette fable de Jean Giono, écrite en 1953 ? Elle raconte l'acte extraordinaire du berger Elzéard Bouffier, qui inlassablement, pendant des années, en dépit des guerres, plante des arbres. Ce geste humble, à la portée de tous, est magnifié par la volonté intangible de son auteur. Cette personnification d'une force tranquille, volontaire et poétique, est pour beaucoup une parabole de la cause écologiste : là où la nature renaît, les hommes reviennent, en harmonie.



En 1987, Radio-Canada a adapté la nouvelle de Jean Giono pour en faire un film d'animation (ci-dessus), oeuvre de l'illustrateur canadien Frédérick Back. La version française est narrée par la magnifique et chaleureuse voix de Philippe Noiret. L'oeuvre obtiendra de nombreux prix dont deux parmi les plus illustres : l'Oscar du meilleur film d'animation et le Grand prix du festival international du film d'animation d'Annecy.


Fun fact (qui fera plaisir à Clément) : ce récit est une imposture ! Non pas pour son propos, mais pour les conditions qui l'ont vu naître. Jean Giono répond en effet à une commande du magazine américain Reader's Digest lorsqu'il écrit ce conte. Le titre de presse travaille sur une série de publications autour du sujet "le personnage le plus inoubliable que j'ai rencontré". C'est bien sûr la véracité des faits qui va poser problème, et bien que Jean Giono défende la réalité de l'existence de son héros bienfaiteur, son texte sera finalement refusé par le magazine pour manque de preuves.


Qu'à cela ne tienne, le récit sera publié par Vogue en 1954 ! Première publication d'une longue série qui verra l'oeuvre passer à la postérité. Et ce n'est qu'en 1957 que l'auteur reconnaîtra la nature fictive d'Elzéard Bouffier.


La mosaïculture L'Homme qui plantait des arbres, inspirée des dessins de Frédéric Back, au parc des Faubourgs, à Montréal (2014, Jean Gagnon)

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