La deuxième étoile !

Mis à jour : 25 juil. 2018

Comme tous les Français, les membres de G-ON ont vécu un dimanche spécial, en ce 15 juillet 2018. Qu’on s’intéresse au football de longue date, ou au contraire de très très loin, difficile de rester insensible à ce spectacle qui reste très rare dans l’histoire du pays.



Certes, ce n’est qu’une Coupe du monde de football, mais au lendemain du 14 juillet, 20 ans après la première étoile, les symboles sont forts, et gravent encore un peu plus cet événement dans notre imaginaire collectif. Avec le concours de pronostics (bravo Geoffrey !), et les matchs aux heures de travail, cette Coupe du monde a fait un temps partie de la vie de G-ON, et il me semble donc naturel de revenir sur cette fin en apothéose.


Le coup de sifflet final a retenti, les klaxons dans la rue commencent tout juste. La Coupe a été remise, sous des trombes d’eau, devant Poutine et son parapluie. Avec des amis, je marche dans ma rue, peu fréquentée. Mais je distingue peu à peu devant moi une marée humaine s’écoulant le long du faubourg Saint-Antoine. Lentement, sans se presser, mais pas sans bruit, en direction de la place de la Bastille. Une foule hypnotique, à laquelle on a envie de se joindre, sans trop savoir pourquoi. Chaque individu est à la fois acteur et spectateur joyeux de ce collectif improvisé, mu par un même ressort.



Après la commémoration de la prise de la Bastille hier, c’est l’heure de la reprise de la Bastille. C’est l’heure de communier, de fêter ensemble la victoire des Bleus. Les signes de ralliement tricolores sont nombreux ; tout est bon pour marquer son appartenance à cette communauté joyeuse et festive. Les maquillages, les drapeaux, les maillots français de toute époque et de tous sports sont de sortie. Pour certains, de simples t-shirts bleus ou portant l’effigie d’un coq suffisent.



Je me demande si nous ne sommes pas dans la reproduction spontanée des images de 98, dont on nous a tant abreuvés avant la compétition. Je n’ai en tout cas jamais connu une telle expérience, une ferveur d’une telle ampleur, à l’échelle d’un pays tout entier. Bien sûr, ce n’est qu’une joie éphémère, mais les souvenirs resteront, eux, éternels. Avec une conviction profonde : si une telle communion est possible, c’est qu’il existe une envie commune de réunion et de partage, qui pourra toujours nous rassembler, y compris pour des sujets plus importants qu’une simple Coupe du monde.

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