Tops et Flops du Bout du Monde - Episode 3

Je rentre d’un périple de 158 jours à l’autre bout du monde. La plus grande aventure de ma vie à ce jour. Mais difficile de raconter cinq mois de voyage, et encore plus difficile de rentrer dans un pays confiné sans pouvoir vraiment partager toutes ces expériences avec sa famille, ses amis, ses collègues. Heureusement, G-OFF est là et j’ai décidé de partager avec vous mes meilleurs moments, mais aussi les pires… Si vous avez des suggestions de tops/ flops, postez-les en commentaires, je tâcherai d’y répondre dans les prochains épisodes.


Pour cet épisode 3, commençons par une de mes grandes passions dans la vie (comme tout g-onnien qui se respecte !) : MAN-GER ! Et avec ce voyage, je n'ai pas été déçue ! Il y a les spécialités que je connaissais comme la soupe thaïlandaise tom kha kai, ou encore les ramens japonais… Et celles que j'ai découvertes comme le riz gluant à la mangue (si si !) ou encore les infinies déclinaisons des currys indiens.


Voici mon top gastronomie :


Les petits déjeuners au Myanmar : toujours inclus dans le prix de la chambre, souvent très fournis et variés, parfaits pour partir à l'assaut des temples !


Les plats. Voyez, j’aime les petites choses toutes simples ! ;)


Les desserts. Mention spéciale pour les desserts thaïlandais : bananes au lait de coco, riz gluant à la mangue, et leurs merveilleux, si petits et super sweet ananas ! Le goût du paradis, je vous dis !


Qui dit top, dit évidemment flop ! Les spécialités culinaires locales n’ont malheureusement pas toujours été à notre goût. Pour être honnête, je n’ai pas eu le courage de goûter certaines choses, l’odeur me suffisait ! La grosse déception, c’est le Yomari népalais, sorte de beignet de farine de riz cuit à la vapeur et garni de préparations à base de lait en poudre sucré (miam !) ou de mélasse. Et là, c’est le drame ! Je ne sais pas si c’était le vrai goût ou bien si la mélasse était cramée, mais pour moi c'était immangeable. Un dessert pourtant si mignon avec ses petites oreilles...


Voici mes flops nourriture :


Vous en voulez encore ? Allez, je vous emmène au marché… aux insectes et bestioles en tous genres. Bon appétit !


Après cette mise en bouche, passons à toute autre chose, les galères de voyage. Rien de dramatique mais vous savez, ce grain de sable dans l’engrenage (ou caillou dans la chaussure…) qui casse tout.


Mes plus beaux loupés :


Sommet mythique, le Mont Fuji est un des symboles du Japon. On le voit arriver de loin et l’effet hypnotique est immédiat. Déboulant sans crier gare sous nos yeux émerveillés tandis que nous l’approchions en train, il s‘est ensuite dérobé à nos regards, nous laissant seuls avec notre désenchantement. Pourtant on a essayé, on s’est rapproché : mauvais endroit, c’est trop urbain. On a aussi essayé le téléphérique puis le bateau, mais rien à faire, trop de brume et de nuages. Il faut vraiment salement bidouiller certaines photos pour le deviner. Aller, à charge de revanche !


Problème pratique du grand voyageur : comment alléger son sac de tous les souvenirs accumulés en cours de route ? En les envoyant à la maison par colis pardi ! Comment ça, le colissimo en ligne, ça marche pas ?! C’est comme ça qu’on s’est retrouvé à arpenter de long en large, sous la pluie, la ville de Varanasi en Inde pour : 1. Trouver un carton, 2. Trouver une poste, 3. Trouver une poste qui gère les colis internationaux, 4. Trouver une poste OUVERTE qui gère les colis internationaux. Echec cuisant. Il aura fallu attendre 2 semaines supplémentaires pour envoyer le colis depuis Katmandou au Népal avec l’aide indispensable de nos amis népalais. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’après toutes ces aventures, ça nous a soulagés d’un grand poids (6 kgs plus précisément !).


Autre aventure notable, notre excursion au Triangle d’or, frontière où Thaïlande, Laos et Myanmar se trouvent tous trois à un jet de pierre. Sur le chemin de l’aller, nous avons fait la connaissance d’un jeune couple de Français avec qui nous avons finalement passé la journée. On visite, on se marre bien, et les choses se compliquent quand nous décidons de rentrer à Chiang Rai où nous avons nos hôtels, à une heure de voiture de là : plus un tuk tuk en vue ! Qu'à cela ne tienne, faisons du stop jusqu’à la ville voisine ! Par chance, un pick-up nous invite à monter tous les 4 dans sa benne, trop sympa ! Notre bienfaiteur ira même jusqu’à nous déposer au terminal de bus. Cependant, nous avons eu beau chercher, interroger tout le monde et insister, il était 17h15 et nous venions de manquer le dernier bus pour Chiang Rai. Grosse loose. Que faire ? Repayer un hôtel et dormir sur place ? Prendre un taxi hors de prix ? C’est cette dernière solution que nous avons finalement choisie après maintes tergiversations. Tout est bien qui finit bien autour d’une bière mais ça nous servira de leçon!


Finissons ce top des flops avec une déconvenue vestimentaire. En Asie, nous avons souvent confié notre linge sale à notre hôtel du moment. Lavage, séchage et repassage pour une somme modique, top ! Jusqu’au soir où nous avons retrouvé la gérante de notre hôtel qui, après plusieurs minutes de discussion, nous a avoué avoir eu un problème avec nos vêtements. Et là, je vois un énorme trou dans la manche de ma super chemise de voyageur de compétition adorée… Accident de fer à repasser... Bon… On respire fort… La dame est tellement désolée que ça fait peine à voir. Elle a cherché un article similaire dans toute la ville mais n’a pas trouvé. C’est un vêtement technique que j’avais déjà eu du mal à dénicher en France alors au Myanmar… La gérante me propose alors de choisir n’importe quel autre vêtement dans les boutiques de la ville. J’accepte mais négocie avant tout la réparation de ma chemise que je refuse de mettre à la poubelle. Nous partons alors en quête et je finis par dégoter une nouvelle chemise à bas prix, presque à ma taille, brodée du beau message “Never torgot to say thank you” (*en anglais dans le texte XD), ça fera l'affaire.


Snif snif 😭

Le lendemain, nous suivons la gérante de l’hôtel jusqu’au marché de la ville, dans un dédale de petites échoppes en tous genres, serrées les unes contres les autres. Premier arrêt, une couturière. Notre guide montre les dégâts, explique ce qu’elle veut et repart direct. Deuxième étape, la marchande de tissus. La connaisseuse est à peine arrivée sur le stand qu’elle pointe du doigt un coupon de tissus parmi l’impressionnant stock impeccablement rangé. La vendeuse s'exécute et incroyable, c’est pratiquement la même couleur que ma pauvre chemise ! Quel œil ! En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, nous sommes revenus avec le tout chez la couturière où une bobine de fil de la bonne couleur apparaît comme par magie d’on ne sait quel stand voisin. Je récupérerai le soir-même ma chemise presque toute neuve. Les Birmans sont réputés pour leur extrême gentillesse et je ne peux que le confirmer, ce sont les gens les plus serviables (trop même) que nous ayons rencontrés de tout le voyage.




Marine



Bonus : une vidéo à thème qui me fait encore pleurer de rire


Copyright © G-ON Tous droits réservés