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Tops et Flops du Bout du Monde - Episode 5

Je rentre d’un périple de 158 jours à l’autre bout du monde. La plus grande aventure de ma vie à ce jour. Mais difficile de raconter 5 mois de voyage, et encore plus difficile de rentrer dans un pays confiné sans pouvoir vraiment partager toutes ces expériences avec sa famille, ses amis, ses collègues. Heureusement, G-OFF est là et j’ai décidé de partager avec vous mes meilleurs moments, mais aussi les pires…


Décembre, temps toujours incertain(s). Les fêtes nous auront au moins permis de retrouver un peu de chaleur au milieu de nos proches. Mais vous rappelez-vous des horizons lointains, de la beauté du monde ? En attendant de retrouver un jour la liberté (la vraie !), voici un peu d’évasion.


La faune a eu son chapitre dans un autre post, c’est maintenant le tour de la flore, et c’est tout aussi spectaculaire. Dès le 1er jour de voyage (enfin le 2e avec l’avion), fraîchement débarqués à Sydney, on commence par une promenade aux Jardins botaniques Royaux. Et là, pour la première fois de ma vie (mais pas la dernière !), je vois des arbres qui marchent ! Si si si, vrai de vrai ! Ils ont des espèces de ficus gigantesques dont les branches donnent naissance à des racines aériennes qui rejoignent progressivement le sol et forment de nouveaux troncs ! Ainsi l’arbre colonise l’espace, un vrai conquérant ! Par la suite nous avons vu d’autres espèces de ficus de l’Inde à la Thaïlande, les banians, parfois appelés aussi ficus étrangleurs… Sympa hein ? Avouez, vous ne verrez plus jamais le ficus de votre salon de la même manière !



Beaucoup plus pacifique, un immense eucalyptus en Nouvelle-Zélande (vous avez bien lu, celui-ci n’était pas au pays des koalas) m’a également fait forte impression par sa majesté.



Pour mon plus grand bonheur, j’ai également pu profiter d’une profusion de fleurs tout au long du voyage, des plus communes aux plus exotiques et insolites. Les tapis de lupins du lac Tekapo en Nouvelle-Zélande, et les explosions de fleurs des cerisiers japonais m’ont ainsi émerveillée. La palme de l’étonnement revient à l’arbre boulet de canon. D’abord attirés par ses superbes fleurs, en y regardant de plus près on découvre ses fruits, des espèces d’énormes noix, grosses comme des melons ! Prière de ne pas stationner sous l’arbre si vous tenez à votre tête !



Voyager, c’est aussi et bien sûr faire de belles rencontres, et certaines vous donnent une sacré claque ! Parmi les rencontres les plus marquantes, il y aura eu celle avec Allan et Sue, un couple de jeunes retraités australiens, avec qui nous avons vraiment passé de délicieux moments. Nous les avons rencontrés au tout début de notre aventure, à Uluru, dans le désert rouge australien. On commence par marcher ensemble dans l’atmosphère brûlante du bush, on papote, ils nous proposent de passer les voir quand on passera à Melbourne. Ok, le rendez-vous est pris ! Arrivés à Melbourne 2 semaines plus tard, non seulement ils nous invitent à prendre le goûter (véritables scones anglais maison, tout frais, mais c’est super super bon en fait !), mais aussi pour le dîner avec des membres de leur famille en mode Hongkongais, et pour finir ils nous ont hébergé pour la nuit, n’ayant jamais voulu qu’on retourne dans notre van. Et bien sûr super petit déjeuner le lendemain matin. Hallucinant cette hospitalité vis-à-vis de presque inconnus. Ils ne nous ont laissé repartir qu’après que nous ayons accepté un cake de Noël maison. Nous avons bien pensé à eux en le dégustant quelques semaines plus tard en Inde.


Uluru, Australie, peaux rouges après la rando

En Inde d’ailleurs, nous avons été de manière générale plutôt malmenés par une certaine catégorie de population ne voyant en nous que des porte-monnaie sur pattes. Pas les meilleurs ambassadeurs de leur pays ... Jusqu’à ce qu’au détour d’un voyage en train, nous tombions sur une adorable famille. Visiblement nous les intriguions beaucoup, surtout les enfants, et la conversation s'est vite nouée. Ils en sont venus à partager leurs couvertures avec nous (pas de chauffage en train classe éco, et en hiver à 6h du matin, il fait très très froid, reconnaissance éternelle à nos bienfaiteurs), leur provisions de gâteaux et même à nous offrir du thé chai lors d’un arrêt en gare. Nous, plutôt gênés, n’avions pas grand-chose à partager “Un peu de cake de Noël ?” Ha mince ils sont végétaliens… Alors nous avons partagé nos histoires : notre mode de vie, notre voyage, et avec les enfants, les photos des fantastiques animaux d’Australie et de Nouvelle Zélande croisés quelques semaines plus tôt. Nous avons fait des photos ensemble et des selfies rigolos avec les enfants. Quoi, on est déjà arrivés ?



Quelques jours plus tard, toujours en Inde, on s’arrête acheter des beignets et des samoussas à un vieux papy dans sa petite échoppe : ça chauffe mais c’est trop bon ! Nos estomacs ayant tenu, on y retourne le lendemain, cette fois c’est le fils, la quarantaine, qui tient boutique. On lui explique qu’on ne connaît rien à la nourriture de rue et qu’on veut découvrir. Là génial, on se retrouve embarqués dans une dégustation de tous ses produits : beignets, samoussas, snacks apéro, desserts … Miam ! Pour faire descendre tout ça, on lui demande où trouver un bon thé masala chai en ville. Après moult réflexions il est catégorique : c’est sa femme qui fait le meilleur chai de la ville ! Et nous voici invités chez lui ! C'est l’heure de déjeuner, les enfants sont en train de manger, mais la famille nous accueille avec chaleur. Le logement est minuscule, nous nous installons dans la chambre parentale. Sans plus de cérémonie on nous met dans les mains un plateau avec un peu du curry du jour et des chapatis. Misère ... se faire payer le déjeuner en plus ce n’était pas le plan… C'était délicieux bien sûr, de même que le thé et les ladoos, de grosses boules de farine de pois chiche bourrées d'épices et de fruits secs, un excellent reconstituant apparemment en hiver. Là encore on papote, on rigole avec les enfants puis on prend congé, émus. Le lendemain, nous sommes retournés à la boutique pour les remercier (et nous ravitailler accessoirement !) avec un ballon et des bonbons pour les enfants, petit geste devant une montagne de générosité.



Un peu plus tard, lors d’un gros trajet en bus direction Katmandou au Népal, nous tombons sur un couple de français en tour du monde. Le courant passe bien, on parle de nos expériences de voyageurs, des prochains pays à visiter, on échange nos coordonnées et on part chacun de notre côté une fois à Katmandou. C’est que nous y rejoignons une amie avec qui nous passerons les prochains jours. Il se trouve que nos nouveaux amis se dirigent ensuite comme nous vers le Myanmar. Nos circuits diffèrent mais c’est décidé, nous essayerons de nous y retrouver ! Et c’est ce que nous avons finalement réussi à faire au cours d’un trek de 3 jours entre la ville de Kalaw et le lac Inle. Nos routes se sont alors de nouveau séparées, cette fois pour de bon puisque nous devions partir vers la Thaïlande puis le Japon, et eux vers la Malaisie puis l’Australie. Mais c’était sans compter sur la crise sanitaire qui finit par arriver jusqu’à nous avec la fermeture des frontières les unes après les autres, la raréfaction des vols, et les quarantaines obligatoires dans certains pays. Si nous avons pu maintenir nos plans (merci l’amitié franco-japonaise !), nos amis de Nîmes ont eu moins de chance et n’ont pu atteindre l’Australie comme prévu. À la place devinez quoi? Ben ils sont aussi partis pour le Japon, qu’ils avaient prévu de visiter initialement un peu plus tard. L’occasion de se promener quelques jours ensemble puis de continuer indépendamment. Chaque jour la crise s’intensifiait jusqu’à devenir un étau se resserrant autour de nous. Au final nous avons pu bien profiter de notre séjour au pays du soleil levant et ne sommes partis que 36h plus tôt via un vol de rapatriement Air France (le fameux !). Nos amis tourdumondistes se sont malheureusement résignés à stopper leur voyage et ont emprunté le même vol que nous pour leur retour en France. Contexte doux-amer mais franche rigolade à bord. Nous étions vraiment heureux d’être tous ensemble.



Mes meilleurs vœux de santé, de bonheur et de fraternité vous accompagnent tous pour 2021.



Marine



Bonus : Mon petit trip au Japon : collectionner les plaques d’égout ! Mais franchement pourquoi les nôtres en France sont aussi moches ?!




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